Echange Casablanca-Madrid 2010

29 janvier 2010

NOUVELLE MOUTURE 2010 !

L'échange culturel né en 2008-09 entre les Lycées Juan de la Cierva et Lyautey s'est concrétisé à nouveau cette année par un voyage pédagogique. Cette année, ce sont les élèves de 1ère du lycée Juan de la Cierva de Madrid et les 1ES16 du Lycée Lyautey de Casablanca qui ont eu la chance de participer à cet INTERCAMBIO.

Les élèves madrilènes ont découvert le Maroc du 19 au 26 mars, en visitant Casablanca, Rabat et Marrakech et les élèves marocains ont à leur tour pris l'avion pour parcourir la Castille, de l'Escorial à Madrid, du 06 au 13 avril. Chaque élève a été hebergé par son correspondant, de l'autre côté de la Méditerranée.

Morocco_120_animated_flag_gifsSpain_120_animated_flag_gifsCet échange fut cette fois encore fructueux

humainement, culturellement et linguistiquement,

et des liens toujours plus étroits

ont été tissés entre nos deux établissements.

Merci à tous pour la préparation du voyage :

élèves, professeurs, familles et directions des deux Lycées

qui ont rendu possible cette expérience.

Juan

logolyautey

Webmaster : Alexandre Peaudeau

Posté par PEAUDEAU à 15:28 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,


31 janvier 2010

L'ECHANGE CASA-MADRID DANS LA PRESSE !

Lors du séjour des correspondants espagnols à Casablanca, leur présence a été remarquée par la presse

titre

Lisez l'article complet de Libération du mercredi 24 mars en cliquant ICI.

Posté par PEAUDEAU à 15:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

01 mars 2010

Même principe, nouveaux contenus.

Des programmes de visite pédagogiques dans le cadre des programmes de 1ère et orientés sur la richesse culturelle de nos pays

Cette année, le voyage pédagogique a été organisé autour des programmes de la classe de première, et les visites ont approfondis les thèmes traités en classe en histoire, géographie, espagnol, et sciences économiques. Le thème du voyage s'intitule donc : "Madrid et les évolutions économiques, sociales, politiques et culturelles du XXème siècle"

Voici la liste des exposés que les élèves ont préparés avant le départ pour commenter sur place les visites de monuments, de musées, de lieux historiques.

Notre voyage en Castille a été conçu comme un voyage à travers le XXème siècle, les évolutions politiques entre monarchie, guerre civile, dictature et démocratie ; les évolutions économiques, avec le développement de l'industrie et du capitalisme financier ; et la société, à travers l'urbanisme et les modes de vie.

Voici notre planning : PLANNING des visites MADRID

En retour, nous avons eu comme objectif de faire découvrir aux élèves espagnols le Maroc précolonial, colonial et indépendant et le Maroc contemporain, moderne et ouvert sur le monde à travers des visites de Rabat, Casablanca, et Marrakech.

Voici le planning des visites des élèves espagnols : Planin visitas CASABLANCA

Posté par PEAUDEAU à 18:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

14 avril 2010

100 ans de la GRAN VIA

La "Gran Via" est un grand projet d'urbanisme de l'époque industrielle qui projeta la ville de Madrid dans la modernité.

Elle nous a permis d'étudier à la fois les évolutions architecturales mais aussi économiques, sociales et enfin politiques de l'Espagne du XXème siècle.

Les premiers travaux pour sa construction débutèrent par la pose de la première pierre par le roi Alphonse XIII le 4 avril 1910. Avec ce grand projet d'urbanisme, s'inspirant de New York, s'affirma un style néo-classique madrilène établi par des architectes comme Antonio Palacios, Muguruza et Zuazo.

metropolis_antiguametropolis_actual_samuel_sanchez

Durant la guerre civile, de nombreux bâtiments furent la cible des bombardements aériens ou de l'artillerie franquiste et dont les traces de balle sont encore visibles sur de nombreux édifices. Pendant la Guerre civile elle porta le nom de l'Avenue de l'URSS, puis pendant la dictature d’« Avenue de José Antonio » en hommage au dirigeant fasciste de la phalange, elle retrouva son nom originel après la mort de Franco.

Un site spécial a été créé par le journal El Pais pour rendre compte des évolutions de ce patrimoine national qu'est la Gran Via : www.elpais.com/especial/gran-via/

Posté par PEAUDEAU à 16:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

13 mai 2010

Visite du Musée Thyssen

L'impressionnisme de Monet et l'expressionnisme de Kirchner au Musée Thyssen :


Durant la visite du Musée Thyssen, nous avons pu admirer de nombreuses œuvres appartenant à des mouvements artistiques différents tel que la peinture religieuse, ou le pointillisme et nous avons pu constaté leur évolution. Nous nous sommes intéressés plus particulièrement au mouvement impressionniste de la fin du XIXème siècle et expressionniste du début XXème siècle.

Mus_e_thyssen

La façade du Musée Thyssen

Ernst Ludwig Kirchner, né le 6 mai 1880 à Aschaffenburg, en Bavière et mort le 15 juin 1938 à Frauenkirch, près de Davos en Suisse, était un peintre expressionniste allemand et l'un des fondateurs de l’association Die Brücke.Le premier tableau est une œuvre d'Ernest Ludwig Kirchner, le fondateur du groupe Die Brücke caractérisé par la simplification des formes et l’utilisation originale des couleurs. « Fränzi devant la chaise en bois » réalisée en 1910, reprend une figure emblématique qu’a utilisé constamment Kirchner dans plusieurs de ses œuvres.

Ici on la retrouve mise en scène avec une chaise taillée sur laquelle elle siège qui apparait comme une ombre qui adopte et épouse parfaitement la silhouette de Fränzi. Cette image laisse place à une femme nue au second plan avec un regard froid et défiant en opposition avec la jeune femme au premier plan, féminine à souhait. Dans cette œuvre, Kirchner s’éloigne des modèles traditionnels en donnant une force et une puissance à son tableau.

La jeune fille est âgée d’environ 12 ans mais son apparence ainsi que la représentation subjective de son demi-corps laisse imaginer qu’elle est une femme et non une enfant modèle. Elle semble préparée pour un événement car elle est bien habillée et coiffée, vêtue d’une combinaison imprimée, ainsi que d’un énorme collier.
L’élément qui attire tout de suite l’œil est le visage de Fränzi. On oublie rapidement son visage enfantin avec ses lèvres étonnamment volumineuses et très pulpeuses peintes d’un rouge vif et ses joues roses qui la transforme de suite en une femme et même un symbole de la sensualité. Son regard perçant de plus, semble fixer le spectateur. 

Ce tableau se présente à l’époque comme une peinture à connotation érotique et sexuelle qui choquera bon nombre de personnes. On peut également observer les déformations expressionnistes de l’utilisation arbitraire des couleurs. Son teint vert , ainsi que les épaisses mèches verdâtres dans ses cheveux et les touches de rouge sur son visage sont contraires au réalisme des couleurs. On perçoit donc l’influence de l’art primitif avec les touches ethniques.

                                                          

Franzi_devant_la_chaise_en_bois
"Franzi devant la chaise en bois" 1910

Ludwig Ernest Kirchner

                                                                                    Mus_e_thyssen_2

Une partie de la classe dans les jardins du Musée Thyssen avant de commencer la visite    

Oscar-Claude Monet (14 novembre 1840 - 5 décembre 1926) dit Claude Monet est un peintre français lié au mouvement impressionniste.Monet a peint une série de tableaux sur les paysages de la Tamise, qu'il admirait depuis un hotel donnant vu sur le pont de Charing Cross et celui de Waterloo. Sur ce tableau, Monet dresse le portrait d'un pont se situant dans une eau trouble, ondulée comme des vagues, à cause du brouillard constant qui peut être observé sur le tableau avec le manque de clareté du paysage.

Le but du peintre était de donner de la vie à ce paysage malgré l'opacité, qualifiée "d'obscurité incolore" dans laquelle le pont semble s'enfoncer, par de simples mouvements peints au second ou premier plan. D'ailleurs Monet disait lui même : " De Londres, ce que davantage de maître est sans doute la brume ".

Au total, Monet a réalisé trente sept tableaux sur le thème des vues de Londres. C'est cette subtilité des ombres vaporeuses qui se succèdent dans le miroir de l'eau qui donne au tableau tout son interet. Le tableau n'est pas exposé car il a été acheté par un client allemand : Paul Cassirer. Les nuances de couleurs qui tendent plutot vers la neutralité laissent apercevoir au second plan une nature sauvage et un oiseau au tout premier plan.                  

CTB

"Le pont de Charing Cross" 1899
Claude Monet


Voici le site officiel du musée pour plus d'informations :

http://www.museothyssen.org/thyssen/home

Bennani-Smires Khadija
Alaoui Yasmine

Posté par ELEVE 1ES16 à 17:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Analyse économique et sociale des différents quartiers de Madrid

Lors de notre voyage à Madrid nous avons étudié différents aspects des principaux quartiers de Madrid. [La liste des quartiers est la suivante :  Malasana , Azca , Sol , Lavapies , Chueca , Salamanca ]

Au fur et à mesure de notre visite de la capitale espagnole nous étions deux à dire quelques mots sur ces quartiers afin de donner des informations au reste de la classe.


Le lendemain de notre arrivée, le premier quartier que l'on a visité est celui de Sol, connu pour la puerta del sol (littéralement traduit par "la porte du soleil") il est situé au centre de Madrid et en symbolise le coeur. C'est habituellement à cet endroit que tout le monde se retrouve pour fêter le nouvel an au son de l'horloge. La coutume veut que l'on avale un raisin à chaque son de cloche (las doce uvas). Ce quartier est très apprécié par les madrilens ainsi que par les touristes pour ses nombreux bars typiquement espagnols. C'est aussi à cet endroit qu'avec toute la classe, le jour de notre départ nous avons dégusté des churros au chocolat dans l'une des chocolateries les plus réputées de la ville.

53369669_p

Malak Guessous et Oumayma Boutahri à côté de l'ours et l'arbousier (symbole de la ville)


Au cours de notre séjour nous avons visité le quartier de Malasana qui est un lieu incontournable de la ville. Ce quartier doit son nom à Manuela Malasana, une jeune fille qui a été tuée lors du soulèvement du dos de mayo sous l'occupation napoléonienne (1808). Nous avons visité Malasana de jour, donc seuls quelques cafés fréquentés par des étudiants étaient ouverts. Nous en avons conclu que cet endroit est surtout animé la nuit et cela est principalement dû au nombre de bars et discothèques qui s'y trouvent. Le mouvement de la movida est né dans ces rues et dans des locaux qui existent toujours tels que la Via Lactea ou la Nueva Visión. ma, arial, helvetica. Lors de la visite nous avons pu ressentir que ce quartier avait une vraie âme.

472857082_a4212e4439

Pharamacie au coeur de Malasana représente l'ésprit décalé du quartier.


Pas loin de Malasana et dans la même journée, nous sommes allés à Chueca, lui aussi très animé lors de la movida. Malheureusement il a été déserté en 1980 car ce quartier était devenu un repère pour la consommation de toute sortes de drogues tel que l'Heroïne. Ayant bénéficié de l'évolution urbaine et d'une politique de réhabilitation de la municipalité, Chueca est devenu un quartier branché d'avant-garde, où restaurants, bars et discothèques côtoient les boutiques de mode. Il est aujourd'hui le quartier gay de la ville.

chueca

Station de métro de Chueca.


Le jour de notre visite du stade Barnabeu nous avons eu l'occasion de visiter le quartier d'Azca. C'est le quartier d'affaires de la capitale. Nous avons pu admirer des tours très connues comme la Tour picasso, l'édifice de la BBVA (banque d'espagne) et la Tour europa. Il est assez retiré du centre, car en effet, il nous a fallu 30 minutes en bus pour y arriver.

TorreEuropaAZCA_madrid

Tour Europa.


Lorsque nous allions vers le parc del retiro nous avons pû apercevoir le quartier de Salamanca. Il doit son nom au marquis de Salamanca qui l'a érigé au 19ème siècle. C'est aujourd'hui le quartier résidentiel des classes aisées. On y trouve des rues larges avec de nombreux magasins de luxe. Ainsi ce quartier comprend la rue la plus chère de Madrid (Calle de Serrano).

23594_387698241219_727371219_4491140_6919393_n

Une partie de la classe de 1ere ES16 au parc du Retiro.


Malheureusement nous n'avons pas eû le temps de visiter Lavapies qui est le quartier multiculturel de la ville. A l'origine, Lavapies était le quartier juif. On estime que environ 50% des habitants du quartier n'est pas d'origine espagnole. De ce fait, on retrouve des restaurants asiatiques, arabes et africains.

madrid_3

Place de Lavapies.

Pour conclure la visite de ces différents " barrios" a été très enrichissante à tout point de vue. Grâce à ces visites nous avons compris que la capitale espagnole est cosmopolite et hétéroclite et nous lui avons découvert une réelle âme malgrès que se soit une ville relativement récente.

Bencherki Malika

Dronet Majdouline.

Posté par ELEVE 1ES16 à 18:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

Visite du musée de la Reina Sofia

aranjuez

A l'occasion de notre visite pédagogique dans l'un des plus prestigieux Musées au Monde, nous avons tenu à présenter deux oeuvres très différentes mais assez significatives. C'est pour cela que notre choix s'est porté sur le très célèbre "Grand Masturbateur" de Salvador Dali qui a nourri la polémique autour des interprétations que l'on pouvait en faire, l'illustre peintre n'ayant pas tenu à expliciter son oeuvre. Ensuite, nous avons fait découvrir aux autres une très belle toile de Santiago Rusiñol qui nous a beaucoup impressionnée de par le talent irrévocavke du peintre à retranscrire dans les moindres détails, l'un des jardins d'Aranjuez.

Le grand masturbateur- 1929

salvador_dali_le_grand_masturbateurg

Cette toile appartient au surréalisme. Ce mouvement né en France en 1924, a influencé aussi bien la littérature que les arts plastiques, et tout particulièrement la poésie et la peinture. Il se fonde sur le monde des rêves et du subconscient.

les divers éléments prennent place de part et d’autre d’un horizon qui divise l’espace en deux moitiés inégales, disposition qui rappelle les toiles de Giorgio de Chirico. Dans la partie supérieure, un ciel bleu et limpide, en bas, un terrain aride qui se transforme parfois en plage. Le visage qui donne son titre au tableau occupe la partie centrale de la toile. Dalí l’explique de la façon suivante : « Il représentait une grosse tête, jaune comme de la cire, aux joues très rouges et aux très longs cils, avec un nez imposant pressé contre terre. Ce visage n’avait pas de bouche et, à la place, était accroché un énorme criquet. L’abdomen du criquet se décomposait et regorgeait de fourmis. Quelques-unes de ces bestioles allaient et venaient dans l’espace qu’aurait dû remplir la bouche inexistante du grand visage tourmenté, dont la tête s’achevait par une architecture ouvragée dans le style 1900. Cette toile s’intitulait "Le grand masturbateur ". Des diverses interprétations qui ont été faites de cette oeuvre, toutes ou presque s’accordent à en identifier le titre avec l’artiste, en raison de la ressemblance entre le peintre et le visage bistrepeut donc être considéré comme appartenant à cette période puisque Dalí rejoint officiellement le mouvement en 1929, année d’exécution de cette toile. Exécutée durant l’été 1929, elle est exposée lors de la première exposition personnelle du peintre à Paris, à la galerie Goemans, sous le titre de Visage du grand masturbateur.

Jardin de Aranjuez- 1892

aranjuezL'impressionnisme est un mouvement pictural français, né de l'association de quelques artistes de la seconde moitié du XIXe siècle. Fortement critiqué à ses débuts, ce mouvement se manifesta notamment de 1874 à 1886 par huit expositions publiques à Paris, et marqua la rupture de l'art moderne avec l'académisme. L'impressionnisme est notamment caractérisé par une tendance à noter les impressions fugitives à mobilité des phénomènes plutôt que l'aspect stable et conceptuel des choses.

L'impressionnisme eut une grande influence sur l'art de cette époque, la peinture bien sûr, mais aussi la littérature et la musique.

N’ayant pas trouvé d’analyse précise du tableau, nous avons rassemblé divers éléments afin de faire notre propre descrption de l’oeuvre :

Cette toile symbolise l’un des sublimes jardins de la ville d’Aranjuez située à 44 km de Madrid. Ce jardin des orangers. Rusinol immortalise ce chemin menant vers un patio que l’on peut apercevoir à l’arrière plan du tableau. De part et d’autre du chemin sont peints arbres, fleurs et plantes printanières. Le peintre n’utilise pas des teintes pures. Il compose ses propres variantes et juxtapose des teintes et des nuances. On peut admirer le vert, le rose et le rouge vermillon qui atteignent une grande intensité lumineuse. On a pu qualifier son style d'Impressionnisme méditerranéen. L'ombre claire, les tonalités chaudes des fruits, la symétrie de la composition évoquent à la fois le calme, l'équilibre et la paix dans une ombre douce. Rusiñol nous plonge dans une atmosphère poétique qui lui est propre et que l'on retrouve dans la majorité de ses oeuvres à partir des années 1890.

25680_381456947895_750432895_4124290_7627415_n

Sur cette photo : Hajar, Sara, Majdouline,

Khadija, Ghita, Yousra, Hiba, Sophia

Sophia Halimi

Ghita El Alj

Posté par ELEVE 1ES16 à 18:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Le bombardement de Guernica.

Le lundi 26 avril 1937, pendant un jour de marché, la petite ville basque de Guernica est bombardée par des avions allemands et italiens.    

C'est la première fois dans l'Histoire moderne qu'une population urbaine est sciemment massacrée. Ce massacre a été voulu par Hitler, allié du général Franco dans la guerre civile espagnole , pour terroriser la population civile.


L' Espagne, terrain d'essais militaires.    

Dès le début de la guerre civile, Hitler a utilisé l'Espagne comme un banc d'essai pour des armes nouvelles et un terrain d'entraînement pour ses aviateurs. En octobre 1936 a été créée une unité aérienne spéciale, la Légion Condor, sous le commandement du général Hugo Speerle. Il est assisté du lieutenant-colonel baron Wolfram von Richthofen, cousin du«Baron rouge», un autre aviateur, héros de la Grande Guerre.

   

Forte de 6500 hommes, la Légion Condor comprend quatre escadrilles de 12 avions de chasse et de bombardement, trois escadrilles de six avions de reconnaissance, une escadrille de six hydravions et un groupe de 48 blindés. Cette unité offre aux pilotes de guerre allemands des stages d'entraînement intensif en situation de guerre réelle. C'est une manière pour eux de contourner le traité de Versailles de 1919 qui leur interdit de développer leur aviation de guerre.

Une tragique première

   

Lorsque les franquistes dirigent leurs attaques sur le pays basque et les Asturies, au nord-ouest de l'Espagne, la Légion Condor va s'acquérir une sinistre notoriété en bombardant Guernica.

   

Cette ville était connue pour son chêne sacré au pied duquel se réunissaient depuis le Moyen Âge les représentants du peuple basque. Tous les deux ans, du règne d'Isabelle de Castille à 1876, les représentants de la couronne espagnole avaient coutume de renouveler à cet endroit leur serment de respecter les libertés basques. Guernica était devenue au XXe siècle une cité industrielle de 7.000 âmes, pourvue de plusieurs usines d'armement.

   

La veille du drame, elle est traversée par les combattants républicains basques, les gudaris. Ils fuient l'avance des franquistes et tentent de gagner Bilbao, au nord, en vue d'y organiser une nouvelle ligne de défense. Le baron von Richthofen propose à ses alliés espagnols de couper la route aux fuyards en détruisant le pont de Rentería, au nord de Guernica. Il n'est pas officiellement question d'attaquer la ville proprement dite.

Dans les faits, les 33 bombardiers de la Légion Condor emportent dans leurs soutes non seulement des explosifs brisants et des bombes antipersonnelles utiles pour cette mission mais aussi 2500 bombes incendiaires.    

Ces ogives bourrées d'aluminium et d'oxyde de fer sont capables d'élever la température environnante à 2700°C. Rien à voir avec la simple destruction d'un pont !

   

Accompagnés de plusieurs chasseurs et d'avions italiens, les bombardiers attaquent la ville en plusieurs vagues, au moment où se tient le marché, de 16h30 à 18h. Les deux tiers des maisons, la plupart en bois, sont détruites et incendiées.

À la faveur du bombardement, les nazis mettent au point une stratégie de terreur qu'ils auront l'occasion de réemployer pendant la Seconde Guerre mondiale, avec par exemple le sinistre sifflement des Stukas en piqué.

   

L'attaque fait selon les estimations les plus plausibles 800 à 1000 morts (*). Il est possible que le général Franco n'en ait pas été informé au préalable,... ce qui ne veut pas dire que, dans le cas contraire, il s'y serait opposé.

   

Dans un premier temps, le mardi, les nationalistes répandent la rumeur que l'attaque aurait été le fait des républicains eux-mêmes qui auraient dynamité la ville ! Ils sèment aussi le doute sur le nombre de victimes... Faute d'être crus, ils assurent que le bombardement était un acte de guerre justifié par la présence sur place de troupes et d'usines d'armement. Mais ces dernières n'ont pas été affectées par l'attaque, tout comme d'ailleurs le chêne sacré et le Parlement voisin, ainsi que le fameux pont de Rentería !

   

Trois jours plus tard, le 29 avril, c'est par ce même pont que les franquistes font leur entrée dans la ville dévastée. Le général Emilio Mola, qui n'a rien d'un tendre, est lui-même choqué par le spectacle de désolation. A l'étranger, les révélations sur le bombardement entraînent beaucoup de démocrates à retirer leur soutien au général Franco et au camp nationaliste...

Bundesarchiv_Bild_183_H25224__Guernica__Ruinen

Posté par ELEVE 1ES16 à 18:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 mai 2010

Visita de Casablanca y Marrakech

MARRUECOS_2010_004MARRUECOS_2010_042MARRUECOS_2010_100VIAJE_A_CASABLANCA_073VIAJE_A_CASABLANCA_116

Posté par aguirretutor à 22:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :